* Conception du moteur : Certains moteurs ont des composants internes (comme les bielles, les pistons ou le vilebrequin) qui ne sont pas assez solides pour supporter la contrainte accrue de l'induction forcée. L’ajout d’un compresseur à un moteur non conçu pour cela risque une panne catastrophique. Les conceptions plus anciennes et moins robustes sont particulièrement vulnérables.
* Système de gestion du moteur (EMS) : L'ordinateur du moteur doit être capable d'ajuster le débit de carburant et le calage de l'allumage pour tenir compte de l'augmentation de l'admission d'air. Les moteurs plus anciens peuvent ne pas disposer des capteurs ou de la puissance de calcul nécessaires pour une bonne intégration du compresseur. Une mélodie personnalisée est presque toujours requise.
* Espace physique : Il se peut qu'il n'y ait tout simplement pas assez de place dans le compartiment moteur pour installer un compresseur et toute la plomberie associée (refroidisseur intermédiaire, tuyauterie, etc.).
* Rentabilité : Le coût d'un kit de compresseur, de l'installation, du réglage professionnel et des modifications de renforcement potentiellement nécessaires peut dépasser de loin la valeur du véhicule, ce qui en fait une mise à niveau financièrement imprudente pour certaines voitures.
En bref, même si de nombreux moteurs modernes sont conçus pour l’admission forcée (ou peuvent être adaptés), il ne s’agit pas d’une modification universelle. Un examen attentif de la conception du moteur, de ses capacités et de son coût global est essentiel avant de tenter de suralimenter un véhicule.